retour maison
Maison

Quelques chiffres en soutien au mouvement en faveur de l'université et la recherche


Le conflit concernant les enseignants-chercheurs a fait ressortir bien des poncifs concernant la recherche académique. Pourtant, la France présente de très bons résultats dans la compétition mondiale pour la recherche scientifique malgré les moyens réduits dont dispose la recherche française :


En proportion, la France publie plus que les USA: selon la base Scopus via Scimago, le ratio France/USA du nombre de citations d'articles scientifiques, abstraction faite de l'auto-citation et normalisé par rapport au PIB, est de 1,4 pour la Chimie, 1,81 pour la Physique et Astronomie, 1,85 pour les Sciences de la Terre, 1,82 pour les Mathématiques, 1,16 pour la Médecine, 1,3 pour la Biochimie, ...

La recherche française manque de moyens (source OCDE 2007/2) :
  • 16ème rang mondial de dépenses par étudiant
  • 18ème rang mondial pour la part du PIB consacré à la recherche académique.

    Reformulé en clair: la France publie beaucoup, et ce malgré le faible investissement dans la recherche publique!

    Quant au recrutement, il est loin d'être franco-français: 19% des chargés de recherche du CNRS sont étrangers.

    La question évidente est alors: si les résultats du CNRS sont si bons, pourquoi vouloir l'accuser de la rage ? La réponse est simple, idéologique. Fondé par le Front Populaire, refondé par de Gaulle à la libération, le CNRS s'est doté de structures de fonctionnement et d'évaluations autonomes, mais le pouvoir politique persiste à vouloir inféoder la recherche à un pilotage politique. Parmi les contradictions, il se trouve que la recherche est au service de toute la nation, pas à celui des dirigeants successifs, ni à celui des intérêts financiers seuls; et dans le même temps, on nous dit que les Banques centrales devraient être indépendantes, mais la Science, non...

    Les attaques actuelles visent la liberté de la science, comme d'autres par ailleurs la liberté de la presse ou celle de la justice. La méthode est simple, et toujours la même:
    1. discréditer avec des arguments mensongers ou des statistiques biaisées,
    2. mépriser et faire mépriser en opposant les bons citoyens à des soi-disant privilégiés,
    3. disqualifier toute réaction comme corporatiste.


    liberte En conséquence, nous sommes nombreux à réclamer :
    • le retour de toutes les compétences du Comité National de la Recherche Scientifique (abandon des commissions ad-hoc de l'ANR et de l'AERES).
    • le retour des financements récurrents nécessaires du CNRS afin de favoriser la créativité scientifique.
    • un plan pluriannuel d'emplois statutaires dans les universités et les organismes afin de préserver l'attractivité de l'emploi scientifique français.
    • l'encadrement de la LRU et pour de réels moyens financiers et humains à l'université.
    • le retrait du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs.
    • une évaluation nationale des enseignants-chercheurs.

    Le texte ci-dessus provient pour l'essentiel de la Coordination Inter-universités Toulouse et de Sauvons la Recherche.


    L'observatoire de Paris-Meudon en lutte pour sauver la recherche Autres liens utiles:
  • Mars 2009